Cette discipline est ouverte aux races retenues ci-dessous.
Pour qu'une nouvelle race soit admise à la discipline, il faut que la CUNSE donne son accord sur demande du club de race, la décision définitive appartenant à la SCC sur proposition de la CUNSE. Concerne les races spécifiques : avenant au dernier PV en date du 25 février 2023.
Le concept de sauvetage à l'eau avec des chiens doit être compris comme le travail d'un couple indissociable « maître / chien », comme pour le travail de chiens d'avalanche et de catastrophe. Dans la mesure où cette discipline sportive met en évidence les capacités d'initiative, intellectuelles et physiques du chien, elle contribue à la sélection des races. Nos concours ne doivent pas être orientés vers du sauvetage réel.
Le chien doit être considéré comme un auxiliaire dont les capacités, l'instinct et le dévouement aident son maître : l'Homme. Le chien doit démontrer son enthousiasme et doit réaliser les exercices de son plein gré.
La discipline est basée sur les points suivants :
La progression dans la réalisation des différents exercices de sauvetage se fera en cinq phases qu'il faut considérer comme une formation complète du chien : 1er, 2e et 3e degré, le sélectif et le brevet mer. À la fin de sa formation, le chien aura acquis toutes les compétences pour exécuter les exercices du règlement et sera considéré comme un sportif de haut niveau. Un championnat de France en mer ou un championnat de France en eau douce seront organisés chaque année.
Nous insistons sur le fait qu'un entraînement à l'eau du chien, pratiqué très sérieusement mais progressivement, est indispensable. Le chien se présentant aux épreuves doit posséder musculature, souffle et résistance.
Pour les épreuves de Brevet de sauvetage en mer et de Brevet de sauvetage en eau douce, et en particulier pour l'exercice de natation, cet entraînement doit être fréquent et nécessite en général plusieurs mois de travail. Le règlement ci-après a été mis au point d'après l'observation du travail déjà effectué depuis plusieurs années.
La Commission d'Utilisation Nationale de Sauvetage à l'Eau est maîtresse de la discipline. Elle est seule habilitée à autoriser l'organisation des manifestations durant lesquelles se dérouleront les différentes épreuves, du 1er degré aux brevets de sauvetage en mer et en eau douce, ainsi qu'un championnat en mer ou en eau douce.
Les concours sont ouverts aux chiens inscrits au Livre des Origines de la Société Centrale Canine ou d'un pays membre de la FCI.
Les chiens non inscrits à un LO dont le caractère morphologique correspond aux chiens autorisés au travail à l'eau (si nécessaire, attestation du vétérinaire) sont admis à participer aux concours de travail à l'eau mais ne peuvent être sélectionnés pour le championnat de France. Ils ont un carnet de suivi.
Toute nouvelle admission de chien non LOF devra obligatoirement être demandée auprès de la CUNSE, qui validera l'accès du chien dans la discipline. Un seul chien non LOF est autorisé par propriétaire : l'acquisition d'un deuxième chien par ce propriétaire devra obligatoirement être inscrite au LOF.
Un carnet de travail sera délivré sur demande par la Société Centrale Canine ou un pays membre de la FCI. Les concurrents devront être titulaires d'une licence délivrée par la SCC. Pour les licences étrangères, les demandes seront traitées par les clubs auxquels chaque propriétaire ou conducteur devra être affilié. Le juge pourra vérifier l'identification des chiens.
Le chien devra impérativement être présenté et obtenir chaque degré successivement avant d'accéder au sélectif et au brevet de sauvetage en mer, deux épreuves ne pouvant pas être passées lors d'un même concours ou d'un même week-end. Chaque niveau acquis ne permet plus de retour au niveau inférieur. Lorsqu'un chien aura commencé, obtenu ou non, les sélectifs, le brevet mer ou le brevet d'eau douce, il ne pourra plus revenir au 3e degré. Les sélectifs restent accessibles aux chiens ayant tenté le brevet mer et le brevet d'eau douce.
L'ensemble des épreuves sera obligatoirement jugé par au moins deux juges différents. À partir du 2e degré, la mention excellent sera exigée pour accéder au 3e degré ; de même au 3e degré, la mention excellent sera exigée pour accéder au brevet de sauvetage en mer, au brevet d'eau douce et au sélectif.
Les engagements devront être accompagnés impérativement :
Ils devront être contresignés par le président du club de sauvetage à l'eau où s'entraîne le chien, ou le président de la société canine territoriale, ou le président du club de race. Cette signature sera précédée du tampon du club ou de la société canine territoriale. Toute inscription incomplète ou arrivant après la clôture des engagements sera refusée.
Les chiennes en chaleurs seront admises en fin de journée. En attendant leur passage, leurs conducteurs sont priés de tenir la chienne à l'écart des épreuves.
Les épreuves des 1er, 2e et 3e degrés et les sélectifs pourront être passés en mer, en rivière ou sur des lacs. Les épreuves du brevet de sauvetage ne pourront être passées qu'en mer ; celles du brevet de sauvetage en eau douce n'auront lieu qu'en lac ou en rivière.
Le juge se réserve le droit d'annuler les épreuves : en mer, en cas de conditions météorologiques ou de pollution qui pourraient être préjudiciables au déroulement des épreuves et à la sécurité ; en rivière, en cas de courants trop violents ou de pollution. Dans une telle éventualité, les frais d'organisation ayant été engagés, aucun remboursement des droits d'inscription ne pourra être demandé.
Avant chaque épreuve, il sera procédé en présence des concurrents à un tirage au sort fixant l'ordre de passage des chiens dans ce degré. L'ordre du catalogue sera éventuellement retenu sur accord de l'ensemble des concurrents, à l'exclusion des championnats.
Les carnets de travail seront remis obligatoirement au secrétariat de la manifestation, à l'arrivée des concurrents sur le lieu des épreuves. Le concurrent devra donner l'option qu'il aura choisie dans son degré. L'organisation vérifiera que le chien est bien autorisé à participer à l'épreuve où il est inscrit.
Seul le chien se présentant aux épreuves se trouvera sur l'aire de travail et de départ, accompagné de son conducteur. Les autres chiens seront tenus en laisse en dehors de cette aire.
Pour le travail au sol, le chien sera présenté avec son harnais (plan en annexe), un collier non étrangleur ainsi qu'une laisse et sans contrainte, sauf pour le brevet de sauvetage en mer et le brevet de sauvetage en eau douce, où collier et laisse sont remis au commissaire de plage au début de l'épreuve.
Pour la minute couchée, il faut respecter impérativement les distances réglementaires ; personne ne doit aller perturber le chien pendant son exercice. Le suivi sera réalisé individuellement : un seul chien par bateau. Le pilote devra maintenir une distance approximative de 2 à 3 mètres entre le canot et le chien, en fonction de ce qu'il est possible de faire lors de courants forts et de perturbations climatiques importantes.
Pour tous les niveaux, un chien qui fait ses besoins recevra la note zéro et sera non classé, mais pourra poursuivre les autres épreuves. Pour les 1er et 2e degrés, un chien qui quitte le parcours d'obéissance recevra 5 points de pénalité sur sa note au sol ; pour tous les autres niveaux, il recevra la note zéro et sera non classé, mais pourra poursuivre les autres épreuves.
Les chiennes en chaleurs peuvent participer mais passeront en fin de concours. Les chiens atteints d'une maladie contagieuse ou infectieuse ne peuvent concourir. Le chien qui montre les dents, le chien qui mord, le chien qui prend trop fort et qui blesse un plongeur au cours d'un exercice sera immédiatement exclu du concours.
Le chien ne doit pas s'affoler ni montrer des signes de fatigue excessive. Le juge devra interrompre l'épreuve si le chien montre des difficultés ou des signes de fatigue excessive.
Le conducteur agressif verbalement ou physiquement sera immédiatement exclu du concours. Le conducteur ne doit pas donner de récompense ni utiliser d'artifices pendant toute l'épreuve de travail : est considéré comme artifice tout objet destiné à attirer le chien, par exemple balle, manchon ou jeu. Le non-respect de ces règles sera considéré comme une tricherie et sanctionné par le juge, la sanction pouvant aller jusqu'à l'exclusion du concurrent, sans appel.
Qu'ils soient dans l'évolution du travail au sol ou dans l'accomplissement des exercices à l'eau, les commandements à répétition et la position permanente d'un geste pour marquer un ordre sont considérés comme des doubles commandements par le juge, et il en sera tenu compte dans la notation de l'épreuve. Les concurrents devront respecter le présent règlement et les directives qui leur seront données ; ils pourront être exclus s'ils ne les appliquent pas.
Dans le cas du non-respect de ces règles, un compte rendu des faits sera transmis à la CUNSE par le club organisateur dans la semaine qui suit l'évènement. Le juge officiant à ce concours transmettra un rapport à la CUNSE.
Les épreuves des 1er, 2e et 3e degrés, les sélectifs, le brevet de sauvetage en mer, le brevet en eau douce et le championnat seront départagés par un juge de sauvetage à l'eau agréé par la Société Centrale Canine et désigné par la CUNSE.
Dans le cadre des passages du brevet de sauvetage en eau douce, ceux-ci ne pourront avoir lieu que si le plan d'eau permet de réaliser deux suivis simultanément, soit un chien par bateau. Sinon, le club sera limité à l'organisation des 1er, 2e et 3e degrés et des sélectifs uniquement.
Le déroulement des épreuves nécessitera la présence :
Au début de l'épreuve, le concurrent se présentera et présentera son chien en position assise et en laisse pour les 1er et 2e degrés, en position assise et sans laisse pour toutes les autres épreuves : 3e degré, sélectifs et championnats de France.
Au retour du chien sur un rappel au pied, le chien peut soit arriver directement à gauche de son conducteur et effectuer un demi-tour pour se mettre en position assise à main gauche dans le sens de la marche, soit effectuer un tour autour de son conducteur avant de se positionner assis à main gauche dans le sens de la marche.
Les chiens soumis aux épreuves de sauvetage à l'eau effectueront les exercices sous l'entière responsabilité de leur propriétaire ou de leur conducteur. Le juge et, ou, le vétérinaire pourront interrompre l'exercice à tout moment si un chien montre des signes de fatigue excessive ou perd son calme dans l'accomplissement de son travail.
Toute personne embarquant sur un canot devra se conformer aux règles de sécurité prévues par la législation en vigueur et aux instructions données par le pilote et par le juge. Toute personne habillée d'un shorty embarquant sur un canot devra être équipée d'un gilet de sauvetage homologué. Tous les bateaux embarquant des chiens devront être équipés d'une protection type moquette sur leurs boudins afin de couvrir les échelles de remontée à bord.
Avenant au présent règlement, PV du 25 février 2023 — sécurité obligatoire dans le bateau :
Un secrétariat sera installé pour toutes les manifestations dans un endroit abrité, salle ou barnum. Les concurrents y déposeront leurs carnets de travail avant le début de la manifestation. Les feuilles de pointage seront déposées par le commissaire ; les carnets de travail seront mis à jour, ainsi que les rapports de concours. L'attestation médicale du chien et la licence seront insérées dans le carnet de travail.
Le Certificat de Sociabilité et d'Aptitude à l'Utilisation sera justifié par la présentation de la carte ou par la mention sur le carnet de travail ou de suivi pour tous les chiens débutants, année de référence 2024. Un ou une secrétaire sera nommé par le club organisateur afin de prendre les commentaires et les points attribués par le juge sur les feuilles de notation.
Il sera chargé de donner toutes les directives aux concurrents suivant les ordres reçus du juge. Il devra faire régner l'ordre sur l'aire de départ et de travail, vérifiera tatouage ou puce électronique et équipement des chiens, accueillera les chiens à la sortie de l'eau à la fin des exercices durant lesquels le conducteur se trouve sur le bateau, et s'assurera que le matériel est bien disponible et prêt.
Concernant les mineurs, il n'y a pas de restriction à la pratique de notre discipline. La responsabilité du président est toujours mise en cause mais peut être minimisée par un apport dans le règlement intérieur qui précise les droits et obligations des parents d'un mineur inscrit dans l'association. Sont nécessaires :
Le risque zéro n'existe pas dans notre discipline : nos entraînements sont dispensés toute l'année dans un milieu parfois hostile et combien difficile. Les concours sont organisés dans les mêmes conditions et personne n'est à l'abri d'une mer un peu formée ou d'un courant un peu fort. Malgré toutes les précautions et le respect des règles liées aux risques et dangers des éléments, nous devons protéger les personnes qui embarquent sur un bateau et respecter les règles de bon sens, particulièrement pour les plus vulnérables.
La CUNSE donne l'autorisation d'un concours mais ne peut être responsable de son déroulement. Le président du club doit mettre tout en œuvre pour que ses entraînements et ses concours se déroulent dans les meilleures conditions, mais ne peut être responsable d'une avarie ou d'une erreur de pilotage.
Il sera établi par les organisateurs et comportera tous les renseignements concernant les chiens inscrits aux épreuves : nom, affixe, numéro LOF, identification, numéro de carnet de travail, numéro de licence, date de naissance, nom des parents, producteur, propriétaire avec nom, prénom, adresse et numéro de téléphone.
Un catalogue en format papier ou dématérialisé, transmis par courriel, sera disponible pour chaque participant lors de la remise du carnet de travail.
Les épreuves des 1er, 2e et 3e degrés, sélectifs, brevet de sauvetage en mer, brevet d'eau douce et championnat de France seront notées selon la répartition des points mentionnée dans la description des épreuves.
Pour être classé, le chien devra obtenir le qualificatif excellent ou très bon, ne pas avoir eu de zéro et être dans les quatre premiers. Pour l'obtention des 1er, 2e, 3e degrés et des sélectifs, le chien devra avoir obtenu au moins 50 % des points ; 75 % pour le brevet mer et le brevet d'eau douce.
Le juge pourra décerner à un concurrent un CACT, certificat d'aptitude au championnat de travail, au premier, et un RCACT, réserve CACT, au deuxième, pour les épreuves du 3e degré, du brevet mer et du brevet d'eau douce, pour un chien ayant totalisé au minimum 80 points, ainsi qu'au championnat de France pour un chien ayant totalisé au minimum 75 % des points.
Deux RCACT attribués lors des championnats de France au même concurrent donnent le titre de champion de France, sans limite de temps. Cette distinction n'est pas systématique ni obligatoire : son attribution reste à l'appréciation du juge et est sans appel.
À l'issue des épreuves, les résultats seront proclamés et inscrits sur les carnets de travail, qui seront alors remis à leurs conducteurs. L'organisateur imprimera ou dématérialisera sur le lieu du concours un rapport de concours selon le modèle défini par la SCC. Ce rapport, visé par le juge, sera adressé à la CUNSE sous quinzaine, accompagné de la redevance de 1,50 € par chien inscrit au concours. L'organisateur dispose de sept jours pour saisir et publier les résultats de son concours sur le site internet de gestion des manifestations de la SCC.
En ce qui concerne les degrés 1, 2 et 3, la remise des carnets s'effectuera sans classement. Le choix de récompenser les différentes catégories relèvera du volontariat des clubs.
Toute réclamation devra être faite dans l'heure qui suit l'évènement. Elle sera formulée par écrit et adressée au responsable de la manifestation, accompagnée de la somme de 135 € fixée par la SCC. Cette somme restera acquise aux organisateurs si la réclamation n'est pas reconnue fondée. C'est le club organisateur qui instruira en premier la réclamation ; elle sera ensuite transmise à la CUNSE, qui en délibérera et la transmettra, en dernier recours, à la Commission des litiges de la SCC.
La CUNSE supervisera chaque année, avec l'aide des sociétés canines territoriales, un certain nombre de manifestations organisées par les clubs de travail, réparties sur les différentes côtes et plans d'eau de France.
Le calendrier de ces épreuves sera publié sur le site internet de la SCC en début d'année. L'autorisation de déroulement de la manifestation sera demandée par les organisateurs à la CUNSE, à la société canine territoriale concernée et aux services vétérinaires de la préfecture.
L'aire de travail au sol et de départ des chiens sera délimitée, si possible, en bordure du plan d'eau : ses dimensions seront d'environ 20 mètres de large sur 50 mètres de long.
Les chiens présentés aux épreuves de sauvetage à l'eau devront obligatoirement être équipés d'un harnais conforme aux recommandations de la CUNSE ; la liste du matériel figure en annexe. Les équipements d'aide à la flottabilité ne sont pas autorisés en concours. L'accès au concours doit être validé par le président de club, qui doit s'assurer d'un entraînement régulier et adapté aux épreuves présentées.
Les plongeurs qualifiés nationaux ou régionaux seront obligatoirement revêtus d'une tenue spécifique de plongée et devront être choisis dans la liste publiée par la CUNSE. Tous les exercices nécessiteront l'utilisation d'un ou deux canots à moteur avec armement de sécurité. Le matériel désigné ci-après devra nécessairement se trouver sur place le jour du passage des épreuves.
Pour les degrés et les sélectifs, il faut réunir un juge de sauvetage à l'eau, un commissaire de plage et de ring, deux plongeurs, deux pilotes de canot, une secrétaire et un référent bien-être animal.
Le 1er degré est un degré de découverte de la discipline ; il est accessible à partir de 12 mois. L'entraînement devra être régulier pour l'acquisition de l'endurance et le renforcement musculaire.
Il est composé de cinq exercices notés chacun sur 20 points, soit un total de 100 points. Certains sont obligatoires, d'autres sont à choisir, avec ou sans option :
Le conducteur annoncera les options et exercices choisis au secrétariat à la remise du carnet de travail, avant le début des épreuves, dès le matin de son arrivée. Pour les exercices de rapport à la rive, il est toléré que le chien lâche l'objet dès qu'il a pattes.
En ce qui concerne les exercices C à I, deux essais sont autorisés. Les concurrents qui le souhaitent pourront, même en cas d'échec à un exercice, effectuer la totalité des exercices choisis, mais avec un seul essai ; le chien sera alors non classé. Le juge pourra également décider de réduire les distances si un retard important est constaté.
Les exercices du premier degré seront notés sur 100 points, répartis sur cinq exercices dont deux obligatoires : A, assouplissement à terre, 20 points ; B, natation, 20 points ; puis trois exercices choisis dans la liste, 20 points chacun. Ces points seront attribués selon le barème d'évaluation approuvé par la CUNSE.
En cas d'échec à un exercice, après le deuxième essai, le résultat sera qualifié non classé. Seuls les qualificatifs excellent, très bon et bon donneront lieu à l'obtention du premier degré. Un chien qui fait ses besoins sur le parcours d'obéissance recevra la note zéro et sera non classé, mais pourra poursuivre les autres exercices ; un chien qui quitte le parcours d'obéissance recevra 5 points de pénalité sur sa note au sol.
Présentation. Le conducteur présente son chien au juge. La qualité de présentation, obéissance et calme, sera appréciée et notée.
La suite avec laisse, manivelle sur 50 mètres. Départ en position assis, marche sur 50 mètres avec deux changements de direction, un à droite, un à gauche, suivis d'un demi-tour en bout de ring, puis assis. Le conducteur doit marcher normalement, le chien à main gauche, l'encolure à hauteur du genou.
Rappel au pied. Au milieu du ring, le conducteur place son chien à main gauche en position couché, retire la laisse et la donne au commissaire de ring, s'éloigne de 10 mètres, le chien restant au pas bouger. Le conducteur fait face au chien. Sur un signal du juge, au rappel du conducteur, le chien rejoint ce dernier et se place assis à main gauche.
L'exercice est réalisé individuellement, un seul chien par bateau, sur une durée de 5 minutes, sans obligation de faire sauter le chien. Le saut est cependant un apprentissage fortement conseillé pour la progression dans les autres épreuves.
Le chien embarque sur le canot avec son conducteur. Le chien saute à l'eau ; s'il ne saute pas dans un délai d'une minute, le conducteur l'aidera. Le chien doit nager calmement et suivre le bateau ; le conducteur est autorisé à l'encourager de la voix et du geste, mais sans artifice. À l'issue de l'exercice, le chien est remonté à bord ou effectue un retour à la rive, au choix du conducteur.
Le chien ne doit pas s'affoler ni montrer des signes de fatigue excessive. Si tel est le cas, le juge devra interrompre l'exercice et le chien ne pourra pas continuer les autres exercices.
L'objet flottant choisi par le conducteur, le remorquage du plongeur, la remontée du chien au bateau ou l'échange d'objet sont des options à préciser au juge et aux plongeurs.
C — Saut à distance avec objet flottant, départ du bateau. Avant le début de l'exercice, il sera vérifié par le juge que l'objet est bien flottant : manchon, jouet personnel, corde ; la nourriture n'est pas admise. Le binôme maître-chien embarque à bord d'un bateau qui s'éloigne d'au moins 50 mètres de la rive. Une fois la distance atteinte, le maître lance l'objet flottant de son choix à 3 ou 4 mètres du bateau. Le chien doit alors sauter sans hésitation, avec assurance, récupérer l'objet et le rapporter à son conducteur resté à bord. Le chien est remonté sur le bateau.
D — Rapport d'un objet flottant lancé depuis le canot, départ de la rive. Le chien se tient près de son conducteur au bord de l'eau. L'objet est lancé d'un canot placé à 20 mètres environ de la rive ; le canot s'éloigne et attend la fin de l'exercice pour revenir à la berge. Le chien doit partir aussitôt, nager jusqu'à l'objet, le saisir et le rapporter directement vers son conducteur.
E — Rapport d'un objet flottant présenté par un plongeur, départ de la rive. Un plongeur muni d'un objet flottant descend du bateau à 20 mètres de la rive ; le bateau s'éloigne doucement. Le plongeur sollicite le chien par la voix et le geste en jouant avec l'objet, sans jamais prononcer son nom, pour l'encourager à venir jusqu'à lui. Une fois le chien à proximité, il lui présente l'objet et l'incite à passer derrière lui. Le chien saisit l'objet et doit ensuite le rapporter directement à son conducteur. Le plongeur ne regagne la rive qu'après en avoir reçu l'autorisation du juge.
F — Rapport d'un plongeur animé, départ de la rive, sans objet. Un plongeur saute du bateau positionné à 20 mètres de la rive ; le bateau s'éloigne. Le plongeur sollicite le chien par la voix et le geste, sans jamais prononcer son nom. Une fois le chien à proximité, il l'incite à passer derrière lui. Le plongeur pose une main sur le harnais et nage ou marche à côté du chien, ou se laisse tracter, au choix du conducteur.
G — Rapport d'un bodyboard adulte, d'une planche ou d'un paddle à vide, équipé d'un bout d'amarrage, départ de la rive. Un plongeur positionné à côté de l'objet, à 20 mètres de la rive, présente le cordage et sollicite le chien par la voix et le geste. Le chien doit se rendre jusqu'au plongeur, saisir le cordage et ramener l'objet directement vers son conducteur. Par sécurité pour le chien, le plongeur suit le chien mais ne monte sur aucun des objets.
H — Rapport d'un objet flottant présenté depuis un bateau, départ de la rive. Un plongeur embarque à bord d'un bateau positionné à 20 mètres de la rive. Il présente l'objet flottant sans l'agiter et sollicite le chien par la voix et le geste ; ce dernier doit partir sans délai, nager jusqu'au bateau, recevoir l'objet directement des mains du plongeur puis le rapporter à son conducteur.
I — Apport d'un objet flottant choisi par le conducteur, départ de la rive. Un plongeur embarque à bord d'un bateau positionné à 20 mètres de la rive. Le conducteur donne l'objet au chien, qui le prend en gueule. Sur ordre de son conducteur, le chien part aussitôt vers le bateau porter l'objet au plongeur, qui l'appelle sans jamais prononcer son nom. À l'arrivée du chien à hauteur du bateau, celui-ci est remonté à bord ; si le conducteur ne le souhaite pas, le plongeur lui proposera un échange avec un autre objet flottant. L'exercice est terminé dès lors que le plongeur prend l'objet flottant.
Il est accessible à partir de 15 mois aux chiens titulaires du premier degré. L'entraînement devra être régulier pour l'acquisition de l'endurance et le renforcement musculaire. Il est composé de cinq exercices notés chacun sur 20 points, soit un total de 100 points :
Le conducteur annoncera les options et exercices choisis au secrétariat à la remise du carnet de travail, avant le début des épreuves.
Pour les exercices de rapport à la rive, il est toléré que le chien lâche l'objet dès qu'il a pattes. En ce qui concerne les exercices de C à J, deux essais sont autorisés. Les concurrents qui le souhaitent pourront, même en cas d'échec, effectuer la totalité des exercices choisis mais avec un seul essai ; le chien sera non classé. Le juge pourra décider de réduire les distances si un retard important est constaté.
Exercices obligatoires : A, assouplissement à terre, 20 points ; B, natation, 20 points ; C1 ou C2, rapport avec option, 20 points. Puis deux exercices choisis dans la liste D à J, 20 points chacun.
Un chien qui fait ses besoins sur le parcours d'obéissance recevra la note zéro et sera non classé, mais pourra poursuivre les autres exercices ; un chien qui quitte le parcours d'obéissance recevra 5 points de pénalité sur sa note au sol. Seuls les qualificatifs excellent, très bon et bon donneront lieu à l'obtention du deuxième degré ; le qualificatif excellent est exigé pour accéder au 3e degré.
Présentation. Le conducteur présente son chien au juge. La qualité de présentation, obéissance et calme, sera appréciée et notée.
Suite avec laisse, manivelle sur 50 mètres. Le conducteur doit marcher normalement, le chien à main gauche, l'encolure à hauteur du genou. Départ en position assis, marche sur 50 mètres avec deux changements de direction, un à droite, un à gauche, suivis d'un demi-tour en bout de ring, puis stop assis. Le conducteur retire la laisse et la donne au commissaire de ring.
Suite sans laisse et rappel au pied. Le conducteur et le chien repartent tout droit en direction du juge ; à mi-parcours, le conducteur demande un stop couché et s'éloigne de 20 mètres. Il fait face au chien. Sur un signal du juge, au rappel du conducteur, le chien rejoint ce dernier et se place assis à main gauche.
L'exercice est réalisé individuellement, un seul chien par bateau, sur une durée de 10 minutes. Le chien embarque avec son conducteur ; le bateau part vers le large et stoppe. Sur ordre du conducteur, le chien saute ; si au bout d'une minute il n'a pas sauté, il sera aidé. Le chien doit suivre le bateau. Arrivé à la hauteur d'un point fixé par le juge, le bateau fait demi-tour et revient vers le rivage ; le chien doit effectuer le même demi-tour, toujours en suivant le bateau. À l'issue de l'exercice, le chien est remonté à bord ou effectue un retour à la rive, au choix du conducteur.
Le saut, la qualité de la nage et le suivi du bateau seront évalués dans la notation. Le chien ne doit pas s'affoler ni montrer des signes de fatigue excessive ; si tel est le cas, le juge devra interrompre l'exercice et le chien ne pourra pas continuer les autres exercices.
Départ de la rive ou départ du bateau : l'option choisie est à préciser lors de la remise du carnet de travail.
C1 — Rapport d'un nageur en difficulté, départ du chien de la rive. Un bateau embarque un plongeur et effectue une distance de 30 mètres environ ; sur ordre du juge, le plongeur tombe à l'eau, simule l'affolement et appelle le chien sans jamais prononcer son nom. Le bateau s'éloigne et attend la fin de l'exercice pour revenir à la berge. À l'initiative du chien ou sur ordre du conducteur, le chien doit partir, nager jusqu'au plongeur qui s'accroche au harnais, puis nager vers la rive et le ramener vers son conducteur.
C2 — Rapport d'un nageur en difficulté, départ du bateau. Le chien et le conducteur embarquent ; le bateau s'éloigne de 50 mètres et s'arrête. Le plongeur embarque sur un autre bateau et se dirige sur une trajectoire parallèle en stimulant le chien. À 20 mètres du premier bateau, il saute à l'eau et simule l'affolement ; le bateau d'où il est tombé s'éloigne. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien saute et se dirige vers le plongeur, qui s'accroche au harnais. Le chien doit ramener le plongeur animé au bateau à bord duquel se trouve son conducteur. Le plongeur et le chien sont remontés à bord.
D — Rapport d'un mannequin, départ de la rive. Un bateau embarque un plongeur avec un mannequin et effectue une distance de 30 mètres environ ; sur ordre du juge, le mannequin est lancé à l'eau. Le bateau s'éloigne et attend la fin de l'exercice. Sur ordre du conducteur, le chien doit partir aussitôt, nager vers le mannequin, le prendre dans la gueule par le bras ou le poignet et le ramener vers son conducteur. Si le chien prend une autre partie du corps, il en sera tenu compte dans la notation.
E — Rapport d'un mannequin, départ du bateau. Le bateau s'éloigne de 50 mètres et s'arrête. Le plongeur avec le mannequin embarque sur un autre bateau et se dirige sur une trajectoire parallèle en stimulant le chien. À 20 mètres du premier bateau, il lance le mannequin à l'eau. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien saute, se dirige vers le mannequin, le prend dans la gueule par le bras ou le poignet et le ramène vers son conducteur. À l'arrivée au bateau, il donne le mannequin au plongeur avant d'être remonté à bord.
F — Rapport d'un plongeur inanimé, départ de la rive. Un bateau embarque un plongeur et effectue une distance de 20 mètres environ ; le plongeur tombe à l'eau et reste inerte, main fermée et poignet plié. Le bateau s'éloigne. À l'initiative du chien ou au commandement du conducteur, le chien se dirige vers le plongeur, lui saisit le bras ou le poignet et le ramène à terre vers son conducteur.
Le chien doit lâcher l'objet ; s'il n'y parvient pas, une pénalité de 2 points lui sera appliquée.
G — Apport d'un bout de 1 mètre, départ de la rive. Un plongeur embarque sur un bateau qui effectue 20 mètres environ et stoppe. Le conducteur donne le bout au chien qui doit le tenir en gueule ; au commandement, il part aussitôt et le porte jusqu'au bateau. Le plongeur appelle le chien sans jamais prononcer son nom, prend le bout et remonte le chien sur le bateau. L'exercice est terminé dès lors que le plongeur a récupéré le bout.
H — Apport d'un gilet à un plongeur, départ de la rive. Un plongeur embarque sur un bateau qui effectue 20 mètres environ. Le plongeur tombe à l'eau, simule l'affolement et appelle le chien sans jamais prononcer son nom ; le bateau s'éloigne. Le conducteur donne le gilet de sauvetage de taille adulte au chien qui le prend en gueule. Au commandement, le chien doit partir aussitôt et nager vers le plongeur, lâcher le gilet pour le lui donner ; ce dernier le prend et s'accroche au harnais. Le chien ramène le plongeur jusqu'au rivage.
I — Apport de bouée à un plongeur, départ de la rive. Un bateau embarque un plongeur et effectue 20 mètres ; le plongeur tombe à l'eau, simule l'affolement et appelle le chien. Le conducteur donne ou peut jeter la bouée au chien à une distance maximale d'environ 2 mètres devant lui. Au commandement, le chien doit la porter au plongeur et la lâcher ; le plongeur se glissera dans la bouée seulement si le chien l'a lâchée, puis s'accroche au harnais. Le chien ramène le plongeur jusqu'au rivage.
J — Apport d'un bodyboard, d'une planche ou d'un paddle à un bateau, départ de la rive. Tous sont équipés d'un bout d'amarre et sont à vide. Un plongeur embarque sur un bateau qui effectue 20 mètres environ et stoppe. En panne de moteur, le plongeur appelle à l'aide. Au commandement, le chien se saisit du bout d'amarre et nage aussitôt jusqu'au bateau. Le plongeur appelle le chien sans jamais prononcer son nom, prend le bout d'amarre et remonte le chien.
Dernier degré avant l'accomplissement de la formation du chien et l'accès aux sélectifs. Le troisième degré ne comporte pas d'épreuve de natation ; il est cependant indispensable que le chien ait subi l'entraînement nécessaire à l'endurance, car ce degré représente la dernière étape avant le brevet de sauvetage en mer. Le juge devra interrompre l'épreuve si le chien montre des signes de fatigue excessive.
Il est accessible à partir de 18 mois aux chiens titulaires du deuxième degré et comporte cinq épreuves ; les épreuves C et E sont à option. Chaque conducteur devra choisir une option et l'annoncer au secrétariat avant le début des épreuves, à la remise du carnet de travail.
Présentation au juge. Le conducteur devra marcher normalement, le chien à main gauche, l'encolure à hauteur du genou. Départ en position assis, marche sur 50 mètres avec deux changements de direction, un à droite, un à gauche, suivis d'un demi-tour en bout de ring, puis après quelques mètres halte assis. Le conducteur s'éloigne de 20 mètres, le chien reste au pas bouger. Sur signal du juge, au rappel du conducteur, le chien rejoint ce dernier et se replace assis à main gauche.
Option 1. Le chien et le conducteur embarquent sur un canot qui s'éloigne de 50 mètres et s'arrête. Le plongeur embarque sur un autre canot et se dirige sur une trajectoire parallèle en stimulant le chien. À 20 mètres du premier bateau, il saute à l'eau et reste inerte ; le canot d'où il est tombé s'éloigne. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien saute, se dirige vers le noyé et lui saisit le bras ou le poignet. Il doit le ramener au canot à bord duquel se trouve son conducteur. Le chien et le noyé sont remontés à bord.
Option 2. Le chien et son conducteur embarquent sur un canot avec un plongeur. Le canot effectue 50 mètres environ, le plongeur tombe à l'eau, le canot ne s'arrête pas. Dès que le plongeur touche l'eau, de sa propre initiative et sans ordre du maître, le chien saute à l'eau. Le canot stoppe 20 mètres après la chute du plongeur. Si le chien n'a pas sauté de sa propre initiative, le conducteur peut donner un commandement une fois le canot stoppé à 20 mètres ; le chien sera pénalisé si le conducteur donne un commandement avant l'arrêt du canot. Le chien nage vers le plongeur, lui prend le bras ou le poignet dans la gueule et le ramène au canot. Plongeur et chien seront remontés à bord.
Option 1 — rapport d'un canot en difficulté, départ du canot. Le chien et le conducteur embarquent sur le canot avec quatre personnes au moins. Le canot effectue environ 50 mètres et stoppe, moteur arrêté. Sur ordre du conducteur, le chien saute. Le conducteur donne alors une extrémité d'un cordage au chien, qui le prend dans la gueule et doit ramener le canot jusqu'au rivage. Le chien peut se servir des courants qui lui faciliteront la tâche et arriver ainsi en dehors de l'aire de départ, sans pénalité. Lorsque le chien a fait deux tours autour du bateau sans prendre le bout, le juge met fin à l'exercice.
Option 2 — rapport d'une planche à voile non gréée ou d'un paddle, départ du bateau. Le chien et le conducteur embarquent à bord d'un bateau qui s'éloigne à 50 mètres du rivage. Un planchiste se trouve en difficulté à 50 mètres du rivage et à 20 mètres du bateau. Sur ordre du conducteur, le chien part aussitôt et nage vers le planchiste. Ce dernier, sur sa planche ou son paddle, appelle le chien sans jamais prononcer son nom et lui donne l'extrémité d'un cordage. Le chien ramène le planchiste et sa planche jusqu'au rivage.
Un canot embarque deux plongeurs et effectue 50 mètres environ, parallèlement à la rive. Il largue un premier plongeur, le noyé, et s'éloigne de 20 mètres environ, toujours parallèlement à la rive, puis largue un second plongeur, le sauveteur, et s'éloigne rapidement. Le sauveteur nage aussitôt vers le noyé et appelle le chien sans jamais prononcer son nom. Sur ordre du conducteur, le chien part et nage vers les deux hommes. Le sauveteur, qui tient le noyé, s'agrippe aux anneaux du harnais ; le chien doit ramener les deux plongeurs jusqu'à la rive. Le conducteur peut se déplacer sur la rive et diriger son chien de la voix et du geste.
Option 1 — apport d'un gilet de sauvetage de taille adulte, départ de la rive. Un plongeur embarque sur un canot qui effectue 30 mètres environ et stoppe. Le conducteur donne le gilet au chien qui le prend dans sa gueule. Sur ordre du conducteur, le chien doit partir aussitôt et porter le gilet en nageant jusqu'au canot. Le plongeur appelle le chien sans jamais prononcer son nom ; à l'arrivée, il prend le gilet et remonte le chien sur le canot.
Option 2 — apport de bouée, départ de la rive. Un canot embarque un plongeur et effectue 30 mètres. Il largue le plongeur qui simule l'affolement et appelle le chien sans jamais prononcer son nom ; le canot s'éloigne et laisse le plongeur seul. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien doit partir aussitôt, se saisir de la bouée et nager vers le noyé. Le chien doit apporter la bouée au plongeur et la lâcher ; ce dernier se glisse dans la bouée et s'accroche au harnais. Le chien ramène le plongeur jusqu'au rivage.
Il est toléré, pour les exercices de rapport à terre, que le chien lâche dès qu'il a pied.
Les épreuves du troisième degré seront notées sur 100 points : A, assouplissement à terre, 20 points ; B, rapport d'un nageur inanimé, 20 points ; C, rapport à option, 20 points ; D, rapport de deux nageurs, 20 points ; E, apport à option, 20 points.
En ce qui concerne les épreuves B, C, D et E, deux essais seront autorisés. Même en cas d'échec à un exercice, les concurrents qui le souhaitent pourront effectuer la totalité des exercices ; celui qui souhaite continuer après un échec n'aura plus droit qu'à un seul essai par exercice et le chien sera non classé. Seuls les qualificatifs excellent, très bon et bon donneront lieu à l'obtention du troisième degré ; le qualificatif excellent sera exigé pour accéder aux sélectifs et au brevet de sauvetage en mer.
Le brevet de sauvetage en mer et le brevet de sauvetage en eau douce sont la consécration de la phase d'apprentissage que constituent les 1er, 2e et 3e degrés. Ils marquent la fin de la formation : le chien aura acquis toutes les compétences nécessaires pour exécuter tous les exercices du règlement et devenir un sportif de très haut niveau.
Ils sont accessibles à partir de 24 mois aux chiens titulaires d'un troisième degré avec qualificatif excellent. Le chien sera présenté avec son harnais, sans collier ni laisse.
Le brevet comporte cinq épreuves : A, nage d'endurance ; B1, une épreuve de rapport ; Bx, une épreuve de rapport ; Cx, une épreuve d'apport ; Dx, une épreuve tirée au sort parmi les exercices non tirés en Bx ou Cx.
Le suivi sera réalisé individuellement, un seul chien par bateau. Le chien et son conducteur embarquent sur le canot, qui s'éloigne et stoppe à 50 mètres environ de la côte. Sur ordre du conducteur, le chien saute ; s'il est aidé, il en sera tenu compte dans sa notation. Les canots s'éloignent vers le large, les chiens doivent suivre leur canot pendant une durée de 30 minutes. À la fin du temps prévu, l'exercice est terminé soit par un retour à la rive, soit en remontant les chiens à bord.
Il est rappelé que le juge a toute autorité pour interrompre la natation d'un chien montrant des signes de fatigue ou d'essoufflement excessif.
Les chiens effectueront deux épreuves de rapport : B1, puis une tirée au sort parmi B2, B3, B4 ou B5. L'épreuve tirée au sort sera la même pour tous les chiens d'une même manifestation.
B1 — Rapport d'un nageur inanimé, départ canot, rapport au canot. Le chien et le conducteur embarquent sur un canot, un plongeur sur un autre. Les deux canots s'éloignent d'au moins 50 mètres du rivage et à 50 mètres l'un de l'autre. Le plongeur tombe à l'eau et reste inerte ; le canot d'où il est tombé s'éloigne. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien saute, se dirige vers le noyé et lui saisit le bras ou le poignet. Il doit le ramener au canot à bord duquel se trouve son conducteur. Noyé et chien sont remontés à bord.
B2 — Rapport de deux nageurs en difficulté, départ de la rive. Deux plongeurs embarquent chacun sur un canot. Les deux canots s'éloignent perpendiculairement à la rive, à 50 mètres vers le large et à 30 mètres l'un de l'autre. Les deux plongeurs se débattent, simulent l'affolement et appellent le chien sans jamais prononcer son nom. Lorsque le chien a parcouru 5 mètres dans l'eau, le juge donne l'ordre à l'un des plongeurs de se tenir allongé inerte. Le chien se dirige alors vers le nageur qui se débat, celui-ci s'accroche au harnais, puis le chien se dirige vers le plongeur inerte, lui saisit le bras ou le poignet et ramène les deux plongeurs à terre. Le juge procèdera à un tirage au sort pour chaque concurrent afin de désigner le plongeur inanimé.
B3 — Rapport d'un bateau à la dérive, départ de la rive. Un canot est laissé à la dérive à 50 mètres du rivage, un cordage pendant dans l'eau. Sur ordre du conducteur, le chien doit partir aussitôt et nager jusqu'au canot. Il doit le contourner jusqu'à trouver le cordage, en prendre l'extrémité dans la gueule et ramener le canot jusqu'au rivage. Lorsque le chien a fait deux tours autour du bateau sans prendre le bout, le juge met fin à l'exercice.
B4 — Rapport d'un noyé sur un matelas pneumatique ou un paddle, départ de la rive. Un plongeur inanimé est allongé sur un matelas ou un paddle, les bras pendants, à 50 mètres du rivage. Il reste parfaitement immobile et ne doit pas appeler le chien. Sur ordre du conducteur, le chien doit partir aussitôt, nager jusqu'au matelas et prendre dans la gueule un bras du plongeur. Le chien ramène le plongeur sur le matelas jusqu'à la rive.
B5 — Plongeur inanimé à l'insu. Le conducteur et son chien se tiennent au bord de l'eau, dos à la rive. Un bateau est placé à 50 mètres du bord, le bout d'amarrage laissé à l'avant dans l'eau ; un plongeur se tient inanimé derrière le bateau. Sur ordre du conducteur, le chien part à la recherche du plongeur ; arrivé à sa hauteur, il lui saisit le bras ou le poignet et le ramène à terre. Le juge devra interrompre l'exercice si la durée de recherche dépasse 5 minutes. Dans le cas où le chien se saisit du bout et le relâche aussitôt, sans traction du bateau, le juge appréciera la pénalité à appliquer.
Les chiens effectueront une épreuve d'apport tirée au sort parmi les cinq épreuves C du programme. L'épreuve tirée au sort sera la même pour tous les chiens d'une même manifestation.
C1 — Apport de cordage. Le conducteur embarque avec son chien ; le bateau stoppe à 50 mètres du bord, parallèlement à la rive. Le conducteur envoie son chien en direction de la rive où se tient le plongeur, qui appelle le chien sans prononcer son nom. Quand le chien a pattes, le plongeur lui donne le cordage en gueule ; le chien doit repartir et apporter le cordage à son maître, qui se trouve toujours dans le bateau. Attention au pilote, qui ne doit pas dériver.
C2 — Apport d'un cordage, de canot à canot. Le chien embarque avec son conducteur sur l'un des deux canots. Les deux canots s'éloignent parallèlement d'environ 50 mètres du rivage, à 50 mètres l'un de l'autre, et stoppent. Sur ordre du conducteur, le chien saute, se saisit du cordage et nage aussitôt vers le deuxième canot. Le plongeur du deuxième canot appelle le chien sans jamais prononcer son nom, prend le cordage et monte le chien à bord.
C3 — Apport d'une bouée de sauvetage, départ de la rive, et remorquage au bateau. Un canot embarque un plongeur et effectue 50 mètres. Il largue le plongeur qui simule l'affolement et appelle le chien ; le canot s'éloigne parallèlement à la rive, à 25 mètres du plongeur. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien doit partir aussitôt, se saisir de la bouée et nager vers le noyé. Il doit lui donner la bouée et la lâcher ; le plongeur se glisse dans la bouée et s'accroche au harnais. Le deuxième plongeur, passager du bateau, appelle alors le chien sans prononcer son nom. Le chien ramène le plongeur au bateau ; plongeur et chien sont remontés à bord.
C4 — Apport d'une bouée de sauvetage, départ canot, rapport au canot. Les deux canots s'éloignent d'au moins 50 mètres du rivage, à 50 mètres l'un de l'autre. Le plongeur tombe à l'eau, simule l'affolement et appelle le chien. Le conducteur lance une bouée entre le canot et le noyé. À l'initiative du chien ou au commandement de son conducteur, le chien saute, nage jusqu'à la bouée, la prend dans la gueule et l'apporte au plongeur, puis la lâche. Le plongeur se glisse dans la bouée et s'accroche au harnais ; le chien le ramène au bateau. Plongeur et chien sont remontés à bord.
C5 — Apport de bateau. Un canot embarque un plongeur et effectue 50 mètres. En panne de moteur, le plongeur appelle à l'aide. Sur ordre du conducteur, le chien se saisit du bout d'amarre à l'avant du bateau de secours et nage aussitôt vers le deuxième canot. Le plongeur du deuxième canot appelle le chien sans prononcer son nom, prend l'amarre du bateau de secours et monte le chien à bord.
Les chiens effectueront une épreuve tirée au sort parmi les épreuves Bx et Cx du programme qui n'ont pas déjà été tirées. Ces épreuves seront les mêmes pour tous les chiens d'une même manifestation.
Les épreuves du brevet seront notées sur 100 points : A, natation, 20 points ; B1, rapport d'un nageur inanimé, 20 points ; Bx, rapport, 20 points ; Cx, épreuve d'apport, 20 points ; Dx, épreuve tirée au sort, 20 points.
Pour toutes les épreuves du brevet de sauvetage en mer ou en eau douce, un seul essai est autorisé et seul le qualificatif excellent donnera lieu à son obtention. Les concurrents qui le souhaitent pourront effectuer la totalité des exercices même en cas d'échec ; le chien sera non classé et sera interrompu dans l'hypothèse d'un deuxième échec.
Le sélectif est accessible à partir de 24 mois aux chiens titulaires d'un 3e degré avec qualificatif excellent.
Le sélectif comporte cinq épreuves : A, travail à terre ; B1, une épreuve de rapport ; Bx, une épreuve de rapport ; Cx, une épreuve d'apport ; Dx, une épreuve tirée au sort parmi les exercices non tirés en Bx ou Cx. Un seul essai est autorisé pour tous les exercices.
1. Suite sans laisse. Présentation au juge. Départ en position assis, marche sur 50 mètres avec deux changements de direction, un à droite, un à gauche, suivis d'un demi-tour en bout de ring, puis halte assis après quelques mètres. Le conducteur doit marcher normalement, le chien à main gauche, l'encolure à hauteur du genou.
2. Positions à distance. Le conducteur s'éloigne de 10 mètres et fait face à son chien, en position assise. Le juge se place derrière le conducteur et lui donne à l'oreille trois positions, une de chaque : assis, couché, debout. L'ordre des positions est tiré au sort au début de l'épreuve et reste le même pour tous les concurrents ; si la position assise venait à être tirée en premier, elle sera effectuée en dernier. Le chien ne doit pas avancer au moment du changement de position : une marque au sol sera positionnée à 1,50 mètre devant lui ; s'il dépasse cette marque, il aura la note zéro à cet exercice. Les ordres peuvent être donnés de la voix ou du geste, le juge notera en conséquence.
3. Rappel au pied. Le conducteur met son chien en position couché et s'éloigne de 30 mètres. Il fait face au chien puis, sur ordre du juge, le rappelle au pied. À la hauteur de son conducteur, le chien se place en position assise, à gauche de celui-ci.
4. Absence du conducteur. Le conducteur met son chien en position couché à l'endroit indiqué par le juge et s'éloigne hors de sa vue pendant une minute. Sur ordre du juge, il retourne vers son chien. Personne ne doit aller perturber le chien pendant son exercice. Le chien ne doit pas changer de position pendant la minute d'absence, ni au retour du conducteur avant la fin de l'exercice décidée par le juge.
Les chiens effectueront deux épreuves de rapport : B1, puis une tirée au sort parmi B2, B3, B4 ou B5. L'épreuve tirée au sort sera la même pour tous les chiens d'une même manifestation. Les exercices sont identiques à ceux du brevet, aux distances près : les canots s'éloignent d'au moins 30 mètres du rivage et se tiennent à 30 mètres l'un de l'autre ; le canot à la dérive, le matelas et le bateau de l'épreuve B5 sont placés à 30 mètres du bord.
Les chiens effectueront une épreuve d'apport tirée au sort parmi les cinq épreuves C du programme du sélectif, identiques à celles du brevet mais ramenées à 30 mètres : apport de cordage depuis un bateau stoppé à 30 mètres du bord ; apport de cordage de canot à canot, les canots à 30 mètres du rivage et à 30 mètres l'un de l'autre ; apport d'une bouée de sauvetage départ de la rive et remorquage au bateau, le canot larguant le plongeur à 30 mètres puis s'éloignant à 25 mètres de lui ; apport d'une bouée départ canot et rapport au canot ; apport de bateau. Afin de garantir la sécurité du chien, un plongeur sera présent à bord du bateau dès son départ de la rive.
Une épreuve tirée au sort parmi les épreuves Bx et Cx qui n'ont pas déjà été tirées au sort.
Les épreuves du sélectif seront notées sur 100 points : sol, 20 points ; B1, rapport d'un nageur inanimé, 20 points ; Bx, rapport tiré au sort, 20 points ; Cx, apport tiré au sort, 20 points ; Dx, épreuve tirée au sort, 20 points.
Le chien ayant obtenu la note zéro à un exercice pourra, si son conducteur le désire, continuer les exercices suivants, mais ne pourra prétendre ni à un qualificatif ni à un classement ; il sera interrompu dans l'hypothèse d'un deuxième échec. Il conservera le bénéfice de ses points pour sa sélection au championnat de France.